chroniques (en)caustiques

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- MES GALONS DE MERE INDIGNE. 02-07-10

 

Semaine dernière, semaine chargée : avons acheté ET vendu une maison !

Enfin, nous avons acheté une maison (surtout lui : c’est fou comme on n’a pas de sous lorsqu’on ne travaille plus…par contre, on a le temps de blogger) et j’ai vendu l’appartement parce qu’il m’a laissée toute seule, non seulement avec nos deux petites choses rigolantes, hurlantes et gigotantes, mais aussi avec la banque, les agences, le notaire, le compromis, une otite, une constipation à n'en plus finir de la petite (c’est fou comme ça peut vous compliquer l'ordinaire une constipation et comme ça fait souffrir)…pour partir deux semaines en stages…à Harvard ! Bon, allez, d’accord, vas-y (on ne va pas à Harvard tous les jours, non plus), je gère (suis trop forte).

Bon, je n’ai pas trop mal assuré: appartement vendu (et bien vendu) en deux jours, double rendez-vous pour signatures des compromis et coups de fil top importants passés tout en essuyant les fesses de l’une ou l’autre de mes filles : on est mère au foyer ou on ne l’est pas. Tiens, j’ai même retrouvé la famille hibou autocollante de Lili-Puce dans le dossier de prêt immobilier : ai-je perdu en crédibilité auprès de mon banquier ?...

 

Par contre, mon cerveau ayant été quelque peu encombré par une charge de paperasse soudaine et conséquente, j’ai subi quelques lacunes côté super maman au foyer qui assure.

Premier bug avec Princesse Fafa rentrée d’un anniversaire moitié enthousiaste/moitié déshonorée: « Maman, tout le monde a donné son cadeau…sauf moi…snif, bouh, soupir… »

Hou ben tiens, effectivement, tu n’as pas tord : ÇA CRAINT !!! J’ai complètement zappé le cadeau, pourtant bel et bien acheté et « presque » préparé: j’avais prévu que ma fille décors le paquet le matin même…mais quantité de coup de téléphones (agences, acheteurs, déménageurs…) oblige, j’ai oublié ! On y est retourné en courant (la copine habitait à 200 mètres et c’est tant mieux), et du coup, pour se faire pardonner, elle a gagné deux babioles supplémentaires...et trouvé le paquet très joli : Princesse Fafa s'est donné un mal fou pour consoler (récupérer) sa copine. Heu, désolée. On revient un peu tard. C’est un peu la honte, non ? Pas plus que ça ?

 

OK, alors, du coup, j’ai décidé de mettre la barre un peu plus haut : enfermer Lili –Puce (pas encore trois ans) dans la voiture et laisser les clés à l’intérieur !

Ha oui, c’est ballot ça. Bon, en fait, ce n’est pas trop le mot exacte qui m’est venu à l’esprit. Après un monstrueux chapelet d’injures, j’étais juste en proie au découragement et à l’effroi le plus totale; la petite me regardant de ses grands yeux étonnées derrière la vitre, pendant que je tentais désespérément de lui faire comprendre qu’il fallait qu’elle essaie de se détacher (sinon, ça aurait été trop simple) et de lever le loquet de la portière et de rester calme. Peine totalement perdue: merci la sécurité enfant et son blocage du loquet et merci le siège auto duquel on peut enlever les bras, à la rigueur, mais jamais, au grand jamais, les jambes ! Lili-Puce se décourage et sanglote. Maman (mais pas que), reste calme mais s'auto-flagelle intérieurement: "t'es vraiment la reine des c..." (laissons tomber les synonymes).

Je vous passe les détails du « comment c’est arrivé » (en gros, au supermarché en fermant le coffre pour poser le chariot…) et irait droit au dénouement: après moult péripéties (elle est restée une bonne demi-heure à l’intérieur tant qu’à faire) et échec total pour lui faire comprendre qu’elle pouvait aussi essayer de descendre la fenêtre, même si, en règle général, elle n’a surtout pas le droit de le faire, là, franchement, c’était le moment d’essayer et de se faire plaisir: non mais tu vas la descendre cette p...de saleté de fenêtre de m...!!!...La vitre fait tampon...et puis je ne le dit pas vraiment...mais je le pense si fort !  Lili-Puce est en larme, effondrée: elle ne comprend pas, elle n’y arrive pas !

Comme on était au supermarché et qu’il y avait un magasin Feu-vert à côté (allé, je leur fait un peu de pub, ils ont sauvé ma gamine tout de même…et sans abîmer la voiture), le gars de la sécurité du supermarché que j’étais allé chercher, est allé lui aussi chercher du renfort de ce coté là et grand bien lui en a pris.

Je sais maintenant m’introduire dans la voiture des autres sans casser la vitre ou forcer la serrure: avec un gros tournevis et un cintre. Passez le tournevis par le haut de la portière, faites glisser le cintre dans l’entrebâillement créé (cintre préalablement coupé et auquel vous aurez donné la forme d’un crochet pour attraper le loquet) et ouvrez. Bon, ça peu prendre une bonne dizaine de minutes tout de même, mais ça marche !...en tout cas sur les modèles avec loquet.

Et la voiture n'a même pas été esquintée...ma fille non plus d'ailleurs (à quelques traumatismes psychologiques près)! Le petit gars de Feu vert a croulé sous les remerciements de moi-même et Lili-Puce (toute émotionnée et à sa façon: "Maci môssieu") m’étouffant de ses câlins.

Mes galons de mère indigne, je vous le disais.

 

 

D'accord, ça mérite bien une bonne brochette de fraise (fabrication Lili-Puce) cette petite aventure là.



02/07/2010
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