chroniques (en)caustiques

chroniques (en)caustiques

- BÉNÉVOLAT. 11-05-10

 

Réflexion du jour :

J'ai trois pschitts à la maison (désinfectants d'urgences pour les incultes): un pour les ballades et leurs nombreuses cascades associées, un pour la maison et un qui traine (reste de varicelle). Or, je viens tout juste de m'apercevoir que tous ont, et largement, dépassé leur date limite.

Trois problèmes me tourmentent :

1- Comment c'est-ti possible, Jésus-marie, que le temps file si vite ?

2- Vaut-il mieux désinfecter une plaie avec un pschitt douteux ou bien la laisser sale et purulente le temps de trouver mieux ?

3- J'ai pshité plein de gamins, à moi et pas à moi (sous contrôle parental, et parce qu'équipée d'une trousse de secours et pas eux) : dois-je avoir bonne (ai désinfecté et soutenu moralement durant l'épreuve), ou mauvaise (pschitt tout pourri) conscience ?

 

Suis tourmentée par pas grand-chose me direz-vous et vous n'auriez pas tord. Et ceci est sans aucun doute l'un des nombreux signes et déformations professionnelles du métier de mère au foyer, statut que je risque officiellement d'atteindre le mois prochain : fin de mes congés parentales !

La différence vous parait subtile mais pas tant que ça en fait : lorsque vous êtes en congés parentales, dans la case profession, on vous demande de mettre votre vrai métier, celui que vous faisiez consciencieusement ou presque (dessinatrice/infographiste en photogravure textile: ben si, ça existe), avant d'avoir vos nuits définitivement hachées, et vos jours accaparés par des choses capables de se rouler 25 minutes par terre pour cause d'avoir oublié leur caillou dans la voiture garée beaucoup trop loin pour y retourner.

D'ailleurs, lorsque j'écrivais: « en congés parentales » dans la case profession, on me rétorquait : « Non, non, inscrivez votre vrai métier ! »

Dans un mois, jour pour jour, j'inscrirais donc « Mère au foyer » dans cette fameuse case.

Me rétorquera-t-on : « Et votre vrai métier ? »

 

J'ai tellement l'air de m'amuser ?

Vu ces chroniques, on pourrait dire que oui… et heureusement que souvent je m'amuse.

Parce que, dans le genre amusement, voici un extrais, authentique, de journée ordinaire :

Le matin, après GROS briefing de ma part, les filles se préparent, mais alors très vaguement, à partir pour l'école. On est super en retard. Je les stimule encore un poil dans la rue…un poil de trop: Lili-Puce s'explose le genou par terre. Ça dégouline de sang, et le pantalon est mort (dommage, je venais juste de le recoudre celui-là). Retour case départ. On est définitivement à la bourre. Mais, j'ai un mot d'excuse, en chaire (sanguinolente) et en os : la maitresse compati (chouette).

On enchaine sur 4 aller-retour école-maison dans la journée, courses, ménage, caprices, rigolades (tout de même) et le soir venu, Princesse Fafa est clouée sur le canapé pour cause de gastro récidivante (on dit guerre d'usure aussi). Pendant qu'elle se vide de tous cotés (la gastro, c'est cracra, je ne dirais que ça), j'en profite pour casser une assiette (par peur de l'ennuie sans doute). Le bruit effraie Lili-Puce qui choisi alors de se frapper violement le front contre la table (ce n'est décidément pas son jour), avec la venue d'un bleu si gros que forcément, là, elle a dû perdre quelques neurones (ça repousse les neurones ?). Le papa est en déplacement. Forcément.

 

Mère au foyer : je m'amuse bien, c'est vrai…et ne serais bientôt plus payées. Ça ne sera, du coup, plus tout à fait un métier. Je serais donc officiellement « mère au foyer…bénévole» !!!

 

 

Ça mérite bien un gros câlin tout ça !

 

Plus d'images par ici:  blog4ever.com/photos/gamines

 

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11/06/2010
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